Au plus près des agriculteurs alsaciens alternatifs

jeudi 28 juillet 2016
par  amisconfalsace

AGRICULTURE PAYSANNE

Parler de l’agriculture paysanne au travers de celles et ceux qui la font au quotidien...



Article RUE89 Strasbourg – Instituteur dans les campagnes alsaciennes pendant 30 ans, Alexandre Papadopoulos, 58 ans, se consacre désormais à la photo. Pendant deux ans, il a écumé les exploitations en bio et biodynamie, en plaine d’Alsace et dans les Vosges, à la rencontre d’une douzaine d’agriculteurs dont il a voulu comprendre la philosophie et montrer le rapport aux plantes et aux animaux. Interview et diaporama.
Au plus près des agriculteurs alsaciens alternatifs
lundi 2 mai 2016 à 7h00 – Mise à jour le jeudi 28 juillet
La rencontre avec Alexandre Papadopoulos a été réalisé par Marie Marty, journaliste à Rue89 Strasbourg. Ici, nous ne reprendrons pas l’intégralité de l’interview dont vous pourrez découvrir le lien à la fin d’article. Ce qui nous intéresse au travers du travail photographique d’Alex, c’est l’hommage aux paysans et paysannes qui leur est rendu.
En plus des photos, un livre a été édité : « Les mains dans la terre » aux Éditions Lulu (voir en fin d’article)
Outre un projet photo autour du théâtre dans les communautés Emmaüs, vous vous êtes rapidement tourné vers l’agriculture. Comment avez-vous choisi les fermes à photographier ?
« Début 2014, après avoir fait des portraits de villageois et plusieurs autres choses, j’ai eu envie de me lancer dans un travail sur l’agriculture alsacienne. Même si j’avais une petite intuition sur ce que je voulais raconter, le sujet n’était au départ pas très précis. Ce n’est qu’au fur et à mesure que mon angle s’est affiné, pour concerner finalement les agriculteurs ayant fait le choix de modèles alternatifs.
Dans le village où je vivais, il y a avait 14 agriculteurs en 1990. Ils n’étaient plus que deux quand je suis parti [ndlr, le photographe s’est installé récemment à Mittelhausbergen, dans l’Eurométropole]. Ce qui m’intriguait aussi au départ, c’était les suicides chez les paysans, et plus généralement, la « condition agricole » aujourd’hui.
Endettement, prix en chute libre…
Pour démarrer, j’ai décroché mon téléphone et appelé un agriculteur que je connaissais à Oberroedern, Bernard Strasser, qui appartient à un GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun) d’élevage bovin. C’est finalement le seul agriculteur en « conventionnel » que j’ai rencontré. Je l’ai trouvé très pessimiste, confronté à une forte concurrence, à des prix en chute libre et à un endettement important. Son activité était difficile à rendre en photo. L’agriculture productiviste, très mécanisée, c’est surtout des paysages vides ou des grosses machines. On a surtout affaire à des techniciens.
Puis, par une amie de la Confédération paysanne, j’ai démarché des paysans alsaciens en bio et biodynamie, en essayant de balayer tous les secteurs d’activité, le maraîchage, les céréales, l’élevage, la miellerie ou l’agriculture de montagne, afin d’avoir un panorama à peu près complet. »
(...)
Quel regard portez-vous, après ce travail, sur l’agriculture alsacienne ?
« D’abord, je n’ai pas découvert l’agriculture, mais des agriculteurs. Ce qui m’a intéressé, c’est leur lien à la plante, aux animaux. Ce rapport est différent quand on est en conventionnel et qu’on ne peut toucher les graines de maïs qu’avec des gants parce qu’elles sont enrobées de pesticides, ou quand on peut, en bio, les prendre à pleines mains.
Et puis, je me suis finalement concentré sur ceux qui font autrement, qui ont, à un moment donné de leur parcours, été en rupture avec leur environnement familial, professionnel ou social. Et ce ne sont pas les plus nombreux. Leur métier demande de la passion, de ne pas compter ses heures, d’être multitâche. Il y a aussi la question de la reprise des exploitations (voir encadré), de la formation, avec la venue de nombreux stagiaires… En bio, l’agriculture nécessite beaucoup de main d’œuvre, ce qui fait du secteur un vivier d’emplois ! »
Lire l’intégralité de l’interwiew sur
Rue89 Strasbourg ici

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     Recto du livre
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Les images prises montrent la profonde relation entre l’agriculteur , les plantes et les animaux.Il témoigne de l’existence d’une agriculture paysanne, celle qui permettra la mutation inévitable des campagnes.
LES MAINS DANS LA TERRE


        

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