Abattoirs : ne pas se tromper de cible !

jeudi 30 juin 2016
par  amisconfalsace

COMMUNIQUE DE PRESSE

Amis de la Confédération Paysanne d’Alsace
Strasbourg, le mercredi 29 juin 2016 à 16h55



Nouvelle affaire de maltraitance animale
dans deux abattoirs : ne pas se tromper de cible !
jeudi 30 juin 2016 à 15h50 – Mise à jour à 22h42
La L214 dévoile de nouvelles images de maltraitance animale dans deux abattoirs français. C’est la quatrième fois en 8 mois [1].
Au-delà du scandale, c’est tout un système qui doit être remis en cause et dont une grande partie des éleveurs subissent des dommages collatéraux. Ne nous trompons pas de cible. Il y a en France un problème avec nos abattoirs, c’est une réalité qui ne peut pas être niée, mais elle est la face visible de l’iceberg.
Les vrais responsables sont les entreprises de l’agro-industrie dont dépendent bon nombre d’abattoirs, et qui poussent vers une industrialisation de l’élevage dans des fermes usines, le tout soutenu par la FNSEA
.
Abattre des animaux de plus en plus nombreux, avec des cadences infernales, n’est pas facile. Et cette forme de "violence liée au travail" faite aux humains est en partie responsable des dérives que nous observons de la part de certains employés (ceci ne constitue en aucun cas une excuse, mais peut être une raison de ce comportement). Mais où sont donc les vétérinaires qui devraient être présents d’un bout à l’autre de la chaîne ? Parions que si cette obligation était scrupuleusement respectée, il y aurait beaucoup moins d’images de ce genre à montrer.
L’exemple du rachat par Bigard de l’abattoir de Holtzheim (67) [2] est un exemple local du mécanisme industriel de la filière avec, à la clé, une casse sociale qui est loin d’être terminée.
Le développement de ferme-usines comme celle en Alsace des 1200 taurillons à Wintershouse ou à Pfettisheim (cheptel à 900 taurillons), contribue à la surproduction d’animaux destinés à la consommation humaine et met en péril les petites exploitations
.
Les promoteurs de ces projets affirment que pour nourrir de plus en plus d’êtres humains nous ne pouvons échapper à ce modèle. Mais la qualité n’étant plus au rendez-vous (utilisation d’antibiotiques pour essayer d’éradiquer les maladies qui prospèrent grâce à la promiscuité, stress permanent des animaux en surnombre sur de très petites surfaces, aliments à bas prix et de moindre qualité importés...) nous devrions nous poser la question de la quantité que nous voulons. Ne vaudrait-il pas mieux manger moins de viande, provenant d’animaux qui ont vécu une vie saine et heureuse ? Les voir profiter de l’herbe des prés pendant la belle saison, manger en hiver le foin qui a été récolté est un modèle que toute personne sensée devrait promouvoir. De plus le climat serait le grand gagnant (très peu de transport de nourriture et d’eau, des aliments qui conviennent réellement aux animaux et donc des rejets de méthane moins importants).
Le jour où de nombreux de citoyens se décideront à limiter leur consommation de viande industrielle pour ne privilégier que celle qui a été produite dans le respect des cycles naturels, les fermes usines disparaîtront automatiquement.
Pour ce qui est des abattoirs, il serait temps de revenir à des structures itinérantes, où le paysan assiste à l’abattage de ses bêtes. Cela reviendrait probablement moins cher à la collectivité, et surtout éviterait le stress du déplacement aux animaux.
   « Pas facile d’être la voie paysanne » Etre paysan et faire son métier avec amour et respect !


   


[1Nouvelles images de maltraitance animale dans deux abattoirs français : https://lc.cx/4jcv

[2Bigard rachette l’abattoir de Holtzheim : http://bit.ly/295iJF9


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